Comment j’ai blogué en direct la création de mon nouveau livre afin d’en faire un succès en librairie : les erreurs, les astuces, les cafouillages, je dévoile tout !

Home / Articles / Comment j’ai blogué en direct la création de mon nouveau livre afin d’en faire un succès en librairie : les erreurs, les astuces, les cafouillages, je dévoile tout !

Et s’il y avait un moyen simple pour terminer la rédaction de votre manuscrit, commencé il y a plusieurs années ? Et si le succès de votre livre en librairie était assuré ?

121 000 mots, presque un an de travail, un manuscrit d’un nouveau genre, entre conseils pratiques et intrigue… il s’agit de mon nouveau livre « Profession : entrepreneur libre ». Il regorge de conseils pour gagner votre liberté en vous mettant à votre compte. Mais pas seulement ! Il vous fera plonger dans l’histoire d’entrepreneurs devenus libres en partant de zéro.

Ce fut un travail de longue haleine. Et je dois être honnête : je n’y serais pas arrivé si j’étais resté seul, enfermé dans mon bureau pendant ces longs mois.

Je sais que beaucoup d’entrepreneurs sont rongés par la crainte de se faire voler leurs idées. C’est pareil pour les écrivains. Alors ils restent enfermés, et ils ne parlent de leur projet à personne. Lorsqu’ils n’abandonnent pas en cours de route, ils préfèrent s’enfermer dans un sombre garage et en ressortir des mois plus tard avec un produit ou un roman… et une peur irrépressible de le présenter au public.

Au fond, ils ne savent pas si ce produit plaira.

C’est dommage. Parce qu’il existe un moyen de s’assurer d’arriver au bout du projet, et de proposer un produit qui plaira immédiatement aux lecteurs !

Et si le secret du succès résidait dans la communication ?

Note : Cet article invité a été écrit par Sébastien Night, fondateur du Mouvement des Entrepreneurs Libres, et auteur du livre « Profession Entrepreneur libre : le guide pratique pour gagner votre liberté en vous mettant à votre compte ! ».

Terminer la rédaction d’un livre n’a jamais été aussi facile

terminer la rédaction d'un livre

Même les plus grands écrivains partagent nos difficultés d’auteurs débutants… Mais Flaubert n’avait pas de blog !

Si vous faites partie de ces 32 % de Français qui ont déjà songé à écrire un livre, vous savez que c’est difficile. Soyons clairs : je ne vais pas vous livrer de secret pour écrire sans effort, ou pour rédiger un roman de 400 pages en 3 jours.

En revanche, cet article vous révèlera le secret pour terminer votre livre.

J’ai beaucoup d’admiration pour les auteurs qui sont parvenus au bout de leur travail. Entre l’envie de supprimer le fichier au premier manque d’inspiration, et les jours de désespoirs, un livre qui voit le jour est un petit miracle.

Et si vous n’étiez plus seul face à vous-même ?

Votre réussite dépend de votre communication et de votre capacité à être bien entouré. Mais vous ne pouvez pas toujours compter sur vos proches. Tout comme la création d’une entreprise, la rédaction d’un livre est considérée comme un projet un peu fou, un peu naïf.

Mieux vaut aller chercher du soutien auprès de votre audience et de vos futurs lecteurs. Et vous ne serez pas le premier à le faire. Si on regarde la liste des 10 écrivains les plus vendus en France, un seul n’a pas de blog…

Le blog est devenu un outil indispensable de l’auteur.

Faire face à la peur d’être copié

Au cours de ma carrière, j’ai accompagné beaucoup d’entrepreneurs. Et presque tous partageaient une crainte : celle d’être copiés.

Je vais être honnête : cette crainte est justifiée.

Mais c’est votre pire ennemie.

Avez-vous entendu parler de la notion de « multiple discovery » ou inventions simultanées ? Cette théorie soutient que de nombreuses découvertes et idées germent dans la tête de personnes différentes, indépendantes les unes des autres, à la même époque. Mais une seule de ces personnes reçoit le crédit pour sa création !

C’est arrivé à l’une de mes amies. Elle enseignait une idée depuis 20 ans dans ses séminaires, et elle travaillait sur la rédaction d’un livre à ce sujet. Malheureusement, après des années de travail, son livre n’était toujours pas sorti. Il y a 3 ans, cette idée a été utilisée dans la première partie du livre de quelqu’un de célèbre. Tout y était : le nom de cette idée, la théorie… Attention, il ne s’agissait pas d’un plagiaire. L’auteur était totalement légitime, et n’avait pas volé l’idée de mon amie. En revanche, quand il a eu l’idée de son côté, il a sorti son livre rapidement. Depuis, il est crédité (mondialement) pour cette idée, alors qu’elle l’a probablement eue avant lui.

Qu’aurait-elle pu faire ?

Parler de l’avancement de son manuscrit… dans son blog !

En communiquant à une large audience l’idée originale de votre prochain livre, vous la possédez aux yeux de tous. Vous plantez un drapeau, un acte de propriété sur l’idée.

C’est pour cette raison que ma première démarche, dès que j’ai eu l’idée de ce livre, a été d’avertir mes lecteurs. Dès que le projet est devenu plus concret, avant de rédiger la proposition à envoyer aux éditeurs, j’en ai parlé à ma communauté.

Sur la vidéo, je suis décoiffé, mal réveillé (ma fille vient de naître 9 jours plus tôt et je n’ai plus les yeux en face des trous), et pourtant j’ai quand même accompli une phase cruciale pour le succès de mon livre… je me suis approprié la “paternité” de mon idée !

Les lecteurs de cet article ont également lu :  Duel au sommet : Sébastien le Marketeur Français Vs Olivier Roland

j'écris un nouveau livre communiquer efficacement sur sa sortie

Et croyez-moi, ce n’est pas le seul avantage de bloguer la création d’un nouveau livre !

Vaincre la résistance

vaincre la résistance j'ai blogué en direct

L’attrait du frigo… une forme d’auto-sabotage vaincue grâce à un livre de Steven Pressfield !

Vous vous asseyez devant votre ordinateur le matin et… 3 minutes plus tard, vous êtes en train d’ouvrir votre frigo ou de vous faire un café ?

Ce syndrome, je l’ai vécu aussi. Et je serais probablement devenu obèse si je n’avais pas lu « Turning Pro » de Steven Pressfield.

Avec ce livre, j’ai eu une révélation qui m’a totalement débloqué. Steven Pressfield y parle de la « résistance ». Ce sont les mécanismes intérieurs qui luttent contre notre énergie créative : l’autosabotage, la procrastination, la peur, le doute… Selon lui, la résistance est ce qui distingue un professionnel d’un amateur. Le premier ne se laisse pas abattre par la résistance. Le second y est totalement assujetti, terrifié à l’idée de terminer son œuvre et de la montrer au monde.

Je faisais partie des amateurs. La seule façon d’y arriver était de passer pro : en étant présent pour créer. Tous les jours, à heure fixe, vous devez vous asseoir devant votre écran, taper sur votre clavier, que l’inspiration soit là… ou non.

Attention : votre objectif ne doit pas être “de terminer votre livre” — c’est trop angoissant ! Votre unique but doit être d’écrire. Vous devez écrire ce qui vous semble le plus facile, et laisser des passages vides, le cas échéant.

Si pour vous, le plus dur est de prendre l’habitude de s’asseoir et écrire… Et si vous donniez rendez-vous à votre audience ?

Par exemple, j’ai diffusé la rédaction de mon livre précédent, Le secret des entrepreneurs libres, sur Facebook Live. 25 000 personnes m’ont regardé écrire ce manuscrit en live… J’étais le premier auteur au monde à écrire un livre de non-fiction en direct, sous les yeux des lecteurs. Et croyez-moi, non seulement je ne suis pas allé une seule fois vers mon frigo… mais beaucoup de ces spectateurs ont fini par commander le livre quand il est sorti, ce qui m’a permis d’atteindre le statut de “best-seller” (plus de 10 000 exemplaires vendus) en moins d’un an, alors que le livre n’était disponible que sur mon site, et dans aucune librairie.

Proposer un produit fini attendu par votre audience

confronter son livre aux critiques n'ayez pas peur

Sortez de votre trou… et confrontez votre oeuvre à la critique !

Qu’il s’agisse d’un livre ou d’un produit, si vous ne vous frottez jamais aux retours du marché, vous risquez de faire un flop !

Faire connaître son projet à son audience est angoissant, en particulier si vous y avez investi plusieurs mois de votre vie.

Mais c’est un mal nécessaire…

Imaginez… Vous passez 12 mois enfermé dans votre cave pour rédiger votre futur best-seller. Une fois sorti, vous vous mettez à rechercher un éditeur. Et là… personne n’en veut. Vous pouvez vous dire que l’éditeur a tort, et autoéditer votre livre. Mais une fois sorti, les lecteurs ne l’achètent pas non plus. Pire, ceux qui l’ont acheté le critiquent.

Je sais que mon livre aura du succès, parce que j’ai tout fait pour éviter ce piège. Tout au long de sa rédaction, j’ai communiqué avec mon audience en “bloguant” chaque étape sur une page spéciale, et en demandant leur aide et leurs avis. Et je dois vous avouer que cela m’a permis d’éviter beaucoup d’erreurs fatales.

La pire aurait probablement été le titre du livre.

  1. Initialement, j’étais parti sur un titre contre-intuitif, comme dans la vidéo YouTube que je mentionnais ci-dessus : “17 raisons de ne jamais lancer votre entreprise” (nb: dans le livre final, suite à l’analyse des blocages de 201 porteurs de projet qui ont répondu à mon enquête, je liste effectivement 79 bonnes raisons de ne JAMAIS lancer une entreprise !)
  2. Puis j’ai changé d’avis, pour proposer à l’éditeur le titre suivant : « Pour les fous qui envisagent de lancer leur entreprise ! ».
  3. Mon éditrice a adoré mon dossier… mais m’a diplomatiquement suggéré de revoir le titre. Nous avons appliqué la méthode “ping-pong” que j’enseigne dans le livre, pour générer 10 idées potentielles et soumettre les meilleures au vote. On a décidé de réaliser un sondage auprès de mon audience… Résultat : sur plus de 1600 votes, mon idée initiale en a reçu moins de 200…

Voilà un exemple de mauvaise idée… rattrapée grâce à mon audience !

Que vous lanciez un livre, ou tout autre type de produit, je n’ai qu’un conseil : parlez-en à votre public cible. Cela vous permettra d’analyser ses besoins. Idéalement, parlez de votre manuscrit à votre audience à chaque étape clé, lorsque vous :

  • Décidez de vous lancer dans le projet,
  • Signez votre contrat chez l’éditeur,
  • Devez faire des choix stratégiques tels que la couverture ou le titre…

C’est la meilleure façon de publier un livre qui correspond à leurs besoins.

Viser la meilleure qualité possible

Traditionnellement, lorsqu’on transmet un manuscrit à son éditeur, il engage un relecteur professionnel. J’ai ajouté une phase supplémentaire à ce processus : les Ambassadeurs.

Les lecteurs de cet article ont également lu :  5 blogs Anglo-Saxons étonnants à suivre pour découvrir des entrepreneurs qui bougent

C’est ainsi que 600 personnes ont reçu la première version du livre dès que je l’ai terminée. Leur objectif ? Faire des remarques et des suggestions. Grâce à leurs nombreux commentaires — 5399 pour être précis —, le livre s’est fortement amélioré.

Les corrections étaient très variées : grammaire, ponctuation, orthographe… J’ai même reçu des demandes pour ajouter certains exemples ou supprimer certains paragraphes hors sujet.

Ces personnes, elles venaient de mon audience. Cela m’a semblé logique : le livre leur est destiné.

Et je ne serais pas arrivé à cette qualité sans mes ambassadeurs. Et si je n’avais pas communiqué via mon blog et mes réseaux sociaux sur la création du livre, je n’aurais pas eu autant d’ambassadeurs — 1256 personnes s’étaient proposées !

Aujourd’hui, tout auteur a un redoutable outil de promotion à portée de main

L’influence des blogs sur la promotion d’ouvrages littéraires est de plus en plus forte. Elle est maintenant reconnue par les écrivains, mais aussi par les éditeurs.

Souvent, seuls les blogs de lecteurs sont envisagés. C’est une erreur. Un blog d’auteur peut également servir au succès d’un livre, en particulier si le livre est créé par une personne ayant déjà une audience.

Une audience impliquée est une audience convaincue

Au travers des communications sur votre blog, vous devez intéresser vos lecteurs à votre projet.

L’idée n’est pas de leur imposer votre idée. Pour ça, évitez de travailler “au fond de votre cave” sans en parler à personne. Au contraire : vous devez partager… et être prêt à demander de l’aide et des avis. Impliquer son audience est la clé du succès.

Cet échange permet aussi de mieux cerner le profil et les besoins de vos lecteurs. C’est grâce au sondage sur le titre de mon livre que je me suis rendu compte que mon audience habituelle était essentiellement constituée de personnes ayant déjà créé leur entreprise – et qu’il me fallait être clair dans ma communication pour aller toucher ceux qui n’ont pas encore créé leur boîte.

Si vous prenez en compte les commentaires, votre audience réalise que vous créez ce livre pour elle. Il n’y a pas de meilleur moyen de motiver quelqu’un à acheter un produit !

Mon audience a été associée au processus créatif depuis la recherche de l’éditeur jusqu’au choix de la couverture. Elle a partagé mes succès et mes déboires. Et au fur et à mesure, j’ai vu son engouement monter. Chaque sondage amenait plus de participants. Et lorsque vous impliquez vos lecteurs, vous leur donnez envie d’acheter votre livre.

C’est une aventure à laquelle ils participent, et dont ils veulent voir le résultat.

Mais attention… Parlez-en, mais pas trop !

parler de son livre avec modération succès en librairie

Parler de son livre, c’est bien. Mais avec modération !

Bloguer la création de son livre a de nombreux avantages. Mais il existe un piège : inonder votre blog et vos réseaux sociaux d’actualités liées à votre livre. Vous en êtes fier ? Tant mieux. L’annonce de son prochain lancement a été bien reçue par votre public ? Formidable !

Cela ne signifie pas que vos lecteurs veulent exclusivement entendre parler de cela pendant les 6 à 12 mois qui suivent l’annonce de sa création.

Vous ne devez pas uniquement “vendre votre livre” sur votre blog : vous devez communiquer avec vos futurs lecteurs, partager des informations intéressantes… Limitez-vous à parler des moments clés.

Si vous parlez trop de votre manuscrit, vous lasserez votre audience… et vous tomberez dans le piège de l’illusion du progrès : plus vous parlez d’un projet, moins vous avez de chances de le mener à bien. Selon André Muller :

« Tout se passe comme si le fait d’avoir parlé de son idée donnait l’illusion d’avoir fait quelque chose ».

Alors qu’en réalité, vous n’avez fait qu’en parler.

Une seule consigne : vous installer à votre bureau, écrire… et vous taire ! Sauf lorsque vous passez une étape importante. C’est ainsi que j’ai informé mes lecteurs de la création de mon livre, du choix de l’éditeur, de la signature du contrat…  mais pas de chaque nouvelle page écrite.

Bloguez la création de votre livre est la voie royale pour réussir votre projet

Et si votre blog pouvait assurer le succès de votre livre ?

Ne restez pas seul dans le confort illusoire de votre bureau pour écrire. Un jour ou l’autre, vous devrez vous frotter à la critique. Que ce soit sur votre blog ou sur vos réseaux sociaux, communiquez dès le début et lors de chaque avancée marquante.

C’est une façon de revendiquer la paternité de vos idées, mais surtout de créer un ouvrage de meilleure qualité, taillé sur mesure pour votre public. Et plus vous impliquez votre audience, plus elle aura envie d’acheter votre livre.

Donc, si vous avez une idée de livre… c’est le moment d’en parler !

Sébastien Night, fondateur du Mouvement des Entrepreneurs Libres, et auteur du livre « Profession Entrepreneur libre : le guide pratique pour gagner votre liberté en vous mettant à votre compte ! ».

Related Posts
Comments
  • Esther

    Whaouh! Après avoir lu cet article j’ai moi aussi envie d’écrire un livre.mais qui porterait sur ma propre vie.effectivement nous devons porter la paternité de notre livre, ne pas avoir peur des critiques car c’est au travers de ces critiques , au travers de notre communication avec les autres que notre authenticité naît.merci beaucoup pour ces apportations, cet expérience mémorable.

Laissez un commentaire

rencontrer olivier roland séminaire 2019